Jimmy : le générateur thermique bas-carbone pour la chaleur industrielle
Une solution nucléaire pour décarboner la chaleur industrielle au-delà de 150 °C...
Une solution nucléaire pour décarboner la chaleur industrielle au-delà de 150 °C...

Le constat partagé unanimement par le secteur d’activité industriel en Europe est le suivant : la chaleur industrielle est majoritairement d’origine fossile, car il n’y a pas d’alternative moins chère aujourd’hui au-dessus de 150 °C. De plus, la compétitivité industrielle européenne repose en grande partie sur ce marché qui représente un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 1800 TWh et 100 milliards d’euros par an. C’est donc un enjeu primordial pour rétablir une compétitivité industrielle européenne.
Jimmy développe un générateur thermique, fondé sur un micro-réacteur nucléaire, afin de fournir de la chaleur décarbonée et compétitive aux industriels, à une puissance de 60 MWth jusqu’à 470 °C. Jimmy s’adresse principalement aux industries consommatrices de vapeur ou d’autres fluides thermiques (huile, CO2, air…) : agroalimentaire, chimie, papeterie, en France et en Europe.
Concrètement, le générateur Jimmy est un bâtiment d’environ 30x30x30 m, que l’on installe sur un site industriel. Il contient un micro-réacteur nucléaire d’une puissance de 60 MWth. Ce micro-réacteur produit de la chaleur en continu pendant 20 ans. Un circuit primaire (hélium) et d’un circuit secondaire (CO2) permettent de transmettre cette chaleur aux procédés industriels (via un échangeur CO2–eau à la sortie du circuit secondaire, par exemple, pour une fourniture de chaleur). Le réacteur est exploité par Jimmy.
Jimmy s’appuie sur une technologie éprouvée de fission nucléaire, le High Temperature Reactor (HTR), satisfaisant les exigences de sûreté, de sécurité et de maturité, pour une disponibilité prévue au début des années 2030.
Un modèle intégré de fourniture de chaleur basé sur des contrats long terme
Jimmy propose une solution clé-en-main, via un contrat d’achat de chaleur à long terme (20 à 30 ans). L’exploitation ainsi que l’intégralité de la conception, du développement, de l’exploitation et du démantèlement est assurée par Jimmy. Le financement du projet est également pris en charge par Jimmy : aucun CAPEX n’est porté par le client, sauf s’il le souhaite.
Il propose un prix de base compétitif vis-à-vis des solutions alternatives carbonées et décarbonées, prévisible sur 20 à 30 ans. Ce prix de base est ensuite optimisé au cas par cas avec le client à l’aide de différents leviers (optimisation du financement, recherche de subventions,…).
Une partie de la chaleur produite par Jimmy peut être valorisée sous forme d’électricité au même niveau de prix selon l’étude de faisabilité à réaliser au cas par cas.

Une trajectoire de développement maîtrisée de l’étude à la mise en service industrielle
Le temps de développement d’un projet Jimmy est d’environ 5 ans tout compris, du lancement de la première étude de faisabilité à la mise en service industrielle. Ce calendrier comprend une première année d’études initiales, deux à trois ans pour l’obtention des autorisations administratives et deux ans de construction. Ces jalons sont bien dimensionnés et sont déjà à l’épreuve de la réalité du terrain car Jimmy est en cours d’instruction de la demande de Décret d’Autorisation de Création de son premier générateur chez son premier client.
Un combustible nucléaire robuste et sécurisé garantissant la résilience de l’approvisionnement
Les réacteurs Jimmy utilisent un combustible à base d’uranium, conditionné sous forme de petites billes appelées « particules Triso ». Ce combustible a été désigné par le Département de l’énergie américain comme « the most robust fuel on Earth », « le combustible le plus robuste de la Terre ». Le combustible nécessaire pour le premier générateur est déjà sécurisé, et Jimmy dispose de plusieurs options pour les suivants, ce qui assure la résilience de l’approvisionnement.
Une implantation compacte et une exploitation fortement sécurisée et dématérialisée
Le générateur Jimmy est installé sur un site industriel, à proximité des procédés consommateurs de chaleur et en tenant compte des contraintes du site (foncier, accès, PPRT…). Le foncier nécessaire est de 6000 m2, disposant d’une délimitation par clôture et d’un contrôle d’accès.
En exploitation, chaque générateur est télésurveillé selon des règles d’exploitation prédéfinies et validées par l’Autorité de Sûreté Nucléaire et Radioprotection. Ainsi, en dehors des périodes de maintenance ou de rechargement du combustible, l’activité sur place est très limitée.
Aucune ressource en eau n’est nécessaire en dehors de l’eau de procédé déjà utilisée par l’industriel
