Conclusion du hors-série SMR
Que faut-il retenir ? Les SMR pourraient devenir une brique clé de la transition énergétique, à condition de réussir leur passage à l’échelle industrielle.
Que faut-il retenir ? Les SMR pourraient devenir une brique clé de la transition énergétique, à condition de réussir leur passage à l’échelle industrielle.
Les SMR apparaissent ainsi moins comme une simple évolution du nucléaire conventionnel que comme une nouvelle brique du système énergétique, capable de répondre à des besoins jusqu’ici insuffisamment traités par les politiques de transition : la chaleur industrielle, la chaleur urbaine, la fourniture d’énergie pilotable aux sites énergo-intensifs et, plus largement, la résilience énergétique des territoires. Le principal apport de ces technologies réside sans doute là : non pas seulement produire de l’électricité bas-carbone supplémentaire, mais valoriser plus efficacement l’énergie nucléaire en l’orientant vers les usages réels, notamment thermiques, là où les alternatives restent limitées, trop coûteuses… ou trop carbonées !
Malgré l’ensemble des atouts exposés, la dynamique des SMR demeure à un stade de structuration. La compétition mondiale est engagée et aucun acteur n’a encore véritablement émergé comme leader incontesté. Dans ce contexte, les projets qui émergeront durablement ne seront pas forcément les plus innovants sur le papier, mais ceux qui sauront maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur et qui réussiront à accélérer leur mise sur le marché.
En toute logique, parmi l’ensemble des projets aujourd’hui annoncés, seuls quelques-uns atteindront réellement le stade de l’industrialisation, condition indispensable à la viabilité économique des solutions. Une sélection naturelle du marché s’opérera donc dans les prochaines années, écartant certains projets pourtant prometteurs. Il ne faudra pas s’y tromper : ces échecs ne seront pas le symptôme d’un affaiblissement du secteur, mais bien celui de sa maturité. C’est alors que les SMR dépasseront le stade de la promesse technologique pour devenir un levier clé de réindustrialisation, de résilience et de souveraineté énergétique.
En conclusion, la pluralité d’acteurs laisse présager deux issues possibles. Un rapprochement entre les acteurs innovants des « SMR » se positionnant sur des technologies identiques qui pourront se grouper pour atteindre la taille critique. Une intégration d’apporteurs de solutions qui, une fois développés, pourraient intégrer des majeurs de l’énergie et bénéficier de leur expertise dans les phases de construction et d’exploitation.