Accompagner les acteurs des territoires dans leur adaptation aux conséquences du dérèglement climatique
Le Crédit Agricole fait face à l'exposition et la vulnérabilité aux risques climatiques en soutenant l'adaptation des territoires.
Le Crédit Agricole fait face à l'exposition et la vulnérabilité aux risques climatiques en soutenant l'adaptation des territoires.
Les événements climatiques extrêmes touchant la France se succèdent sous nos yeux, et le changement climatique à l’origine directe de bien de ces phénomènes en aggrave également souvent les conséquences.
L’été 2025 s’est ainsi classé au 3ème rang des étés les plus chauds depuis 1900 (source Météo France), tandis que l’indice d’humidité des sols (IWS), mesuré par Météo France depuis 1958, a atteint son niveau de mesure le plus bas en août 2022 et son niveau le plus élevé en février 2026 (source Le Monde).
Les tempêtes sont désormais accompagnées de davantage de précipitations parce que les températures moyennes sont plus chaudes, et avec un niveau de la mer qui s’est élevé de plus de 20 cm depuis le début du XXème siècle, l’érosion et les submersions marines impactent davantage les côtes. Lors des tempêtes, la houle pénètre à l’intérieur des terres, freinant l’écoulement des eaux vers la mer. Des phénomènes déjà régulièrement constatés dans les Hauts-de-France face auxquels il faut passer à l’action.
Les choix faits, dans le passé et encore aujourd’hui, ont parfois un effet considérable sur l’impact humain et matériel de ces événements : des vagues de chaleur plus difficiles à vivre dans des agglomérations denses et des habitats non rénovés, des sols artificialisés sur lesquels les précipitations ruissellent, des champs labourés dont les sols et l’absence de haies sur leur périmètre ne permettent plus l’infiltration des eaux pour réduire les pics des crues, et plus globalement, des personnes, des biens et des infrastructures situés dans des zones à risque élevé.
Dans les Hauts-de-France, ce sont 63% des communes qui sont exposées au risque climatique, qu’il s’agisse d’inondations, de submersions marines ou de gonflement-retrait d’argile (source Cerdd, Centre ressource du développement durable). Dans le Nord, ce sont 95% des communes et plus de 80% de celles du Pas-de-Calais qui y sont exposées (source Réseau action climat).
Face à l’ampleur de ces risques – qui pour certains ne sont plus de l’ordre de la faible probabilité à une échéance lointaine – collectivités, entreprises et habitants se sentent souvent démunis. En effet, que signifie concrètement, pour une entreprise des Hauts-de-France, ou pour un bailleur social, de se préparer à affronter le climat de Bilbao à Lille d’ici 2100, à faire face à des vagues de chaleur plus nombreuses et plus sévères, à des ressources en eau en baisse ou à l’inverse à subir des inondations plus nombreuses et plus graves ?
Des démarches d’atténuation du changement climatique et celles encadrant la préparation de la France au changement climatique se mettent en place, portées par les pouvoirs publics, tel le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC3 2024-2028) publié en mars 2025, se fondant sur la Trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) de la France, publiée le 26 janvier 2026 et qui valide le scénario à +4°C en France métropolitaine à l’horizon 2100.
En parallèle, il est indispensable pour des entreprises et des collectivités, de s’engager dans une démarche de connaissance des risques, de gestion de ceux-ci et de mise en place d’actions d’adaptation de leurs actifs, à leur échelle, au plus près des réalités du territoire.
Le Crédit Agricole Nord de France s’est engagé depuis plusieurs année dans une démarche forte et structurante d’accompagnement des transitions du territoire, dont celle liée au changement climatique. Il a ainsi déployé la Banque des transitions, en mettant en place des équipes d’experts, en bâtissant des outils et des solutions pour accompagner ses clients, confrontés aux défis majeurs de l’atténuation et de l’adaptation.
Un outil de mesure des risques climatiques a ainsi été lancé par le Crédit Agricole Nord de France à l’échelle des Hauts de France dans un premier temps. Le logiciel permet d’identifier et de mesurer à l’aide de scores les risques climatiques physiques auxquels sont exposés les actifs de l’ensemble des acteurs économiques du territoire (inondations, gonflement-retrait argile, sécheresse…). Cet outil d’aide à la décision, et la démarche de conseil et d’accompagnement associée, sont à présent mis à la disposition des clients du Crédit Agricole Nord de France, à commencer par les collectivités, les entreprises et les agriculteurs, pour les aider dans leurs chantiers d’adaptation au changement climatique. L’expertise des équipes dédiées de l’Agence Transitions et Energie de la Caisse régionale contribue à construire des solutions permettant de réduire les risques identifiés, via des solutions sur mesure et des financements adaptés.
Pourquoi une banque comme le Crédit Agricole se saisit-elle de cet enjeu ?
La Caisse régionale a fait ce choix en tant que premier financeur du Nord et du Pas-de-Calais, avec plus d’un million de clients, mais également en tant que banque mutualiste, porteuse de valeurs de proximité, de solidarité et de responsabilité.
Tandis que l’exceptionnel devient une nouvelle normalité, et à présent que la Trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) entend préparer la France à un niveau de réchauffement de +4 °c, les acteurs locaux se retrouvent confrontés à des problématiques d’adaptation extrêmement complexes.
Le Crédit Agricole possède une connaissance fine de l’exposition et de la vulnérabilité des territoires aux risques climatiques, et renforce le dialogue et l’accompagnement de ses clients et des acteurs des territoires dans leurs réflexions et leurs besoins d’adaptation climatique. Coopération accrue, contribution aux réflexions d’avenir autour de l’aménagement du territoire, de la transformation des filières et des secteurs économiques, accompagnement personnalisé des clients dans leur stratégie d’adaptation, apport d’expertise et financement des plans d’adaptation, telles sont les actions concrètes du Crédit Agricole, car c’est le territoire la bonne échelle pour rendre opérationnel le sujet de l’adaptation et mener à bien les projets concrets qui s’imposent.
Au-delà des constats alarmistes, le temps est venu de bâtir de vraies stratégies d’adaptation, sans attendre le prochain événement extrême, dont il est devenu certain qu’il ne manquera pas de se produire. Adapter actifs et territoire se prépare, prend du temps, et c’est maintenant qu’il faut le faire.
Notre territoire concentre quelques-uns des impacts les plus marquants du changement climatique en France. La prise de conscience a été accélérée par des événements dramatiques comme les inondations dans le Pas-de-Calais de 2023-2024. Le constat fait, reste à mettre en œuvre les solutions permettant de réduire l’exposition et la vulnérabilité aux risques climatiques.
Pour les décideurs, élus, chefs d’entreprise ou bailleurs sociaux, sur un sujet aussi crucial pour la pérennité de leurs actifs que l’adaptation, il est nécessaire d’avoir accès à des informations vérifiées et de disposer d’aides à la décision. C’est avec cet objectif que nous avons développé un outil basé sur des données fiables, qui calcule des scores de risque au plus près des actifs, à l’échelle ultra-locale, selon leur nature et leur niveau d’exposition. En parallèle nous avons fait monter en compétence nos experts qui disposent désormais des connaissances techniques et financières nécessaires.
Nous sommes une banque mutualiste, une banque universelle de proximité, leader sur son territoire. Nous entendons contribuer pleinement à la résilience territoriale, au dynamisme économique et au bien-être des habitants, en faisant ce que notre raison d’être nous commande : être utile chaque jour à nos clients et à la société en faisant notre métier de banquier assureur et acteur de l’immobilier, tout en contribuant puissamment à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation aux évènements climatiques extrêmes.