Bois-énergie : division par deux des coûts de chauffage en Champagne Picarde
Face aux fluctuations des prix du gaz et du fioul, la Communauté de communes de la Champagne Picarde a fait le choix de la souveraineté énergétique...
Face aux fluctuations des prix du gaz et du fioul, la Communauté de communes de la Champagne Picarde a fait le choix de la souveraineté énergétique...

C’est pourquoi elle s’est tournée vers la production de chaleur avec du bois local.
Résultat : une facture de chauffage divisée par deux dès le premier hiver et un budget préservé face à la volatilité des marchés.
Ce qu’il faut retenir :
Un objectif : sécuriser le budget énergétique des bâtiments publics
Depuis 2022, la hausse des coûts énergétiques pèse lourdement sur la gestion des collectivités et des entreprises. En 2024, les élus de la Champagne Picarde ont souhaité reprendre le contrôle de leurs dépenses en s’appuyant sur les ressources renouvelables du territoire.
Le premier chantier a porté sur le réseau fournissant le chauffage du siège de la Communauté de communes, d’un espace France Services et d’une Maison d’Assistantes Maternelles, des équipements publics nécessitant une continuité de service irréprochable.
La solution : une chaufferie bois automatique et locale
Pour ce projet, Hargassner France Nord a donc conçu et installé deux chaudières fonctionnant au bois déchiqueté, offrant plusieurs atouts opérationnels et économiques :
Le bilan : 17 000 € avant, 8 500 € après
Dès la première saison de chauffe, la facture annuelle est passée de 17 000 € à 8 500 €, générant une économie directe réinvestie dans les services au territoire.
Côté investissement, 70 % du projet a été pris en charge par des subventions publiques. Le reste à charge s’amortit ainsi par les seules économies générées sur 11 ans, pour des équipements conçus pour fonctionner plusieurs décennies.
Ce calcul a été effectué en 2024, bien avant la situation que nous connaissons actuellement.
L’impact de l’évolution des prix de l’énergie en 2026
La hausse récente des prix des énergies fossiles (+41 % sur le gaz et +71 % sur le fioul sur un an) renforce davantage l’intérêt économique de ce type de projet.
Une réactualisation de l’analyse sur la base des prix constatés en octobre 2026 montre l’impact du bois-énergie selon le combustible remplacé :

Face au fioul, le même projet serait remboursé en moins de 5 ans. Ensuite, ce seront près de 18 500 € par an qui resteront dans le budget, année après année.
Une opportunité pour les collectivités et industriels du réseau
Ce retour d’expérience illustre la pertinence de la biomasse, tant pour les collectivités (écoles, EHPAD, gymnases, réseaux de chaleur) que pour les acteurs industriels et agricoles (ateliers, serres, séchoirs, méthaniseurs).
En remplaçant les énergies fossiles par du bois local, cette démarche rentable transforme un poste de dépense imprévisible en une charge pleinement maîtrisée sur le long terme, garantissant un budget énergie stable et une compétitivité préservée face aux futures crises du marché.