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Myral ITE augmentée : l’enveloppe qui décarbone le bâtiment

Mercredi 24 juin à Paris, alors que des records de chaleur historiques sont battus sur l’ensemble du territoire, Myral dévoile son innovation : le « Myral ITE augmentée ».

À travers cet événement réunissant experts du climat, bailleurs sociaux et acteurs de la rénovation, un constat s’impose : la seule performance énergétique ne suffit plus. Face à l’urgence, il devient impératif de concevoir des bâtiments robustes, sobres et inclusifs, capables de s’adapter durablement aux réalités climatiques tout en renforçant le lien social.

Myral : l’ITE augmentée, un système global

L’ITE augmentée ne se résume pas à un produit ; c’est l’extension du métier traditionnel d’isolation par l’extérieur vers trois dimensions indissociables : une solution technique et esthétique, un service intégré de la conception à la fin de vie et un engagement environnemental assumé sur toute la chaîne de valeur. Portée par la devise « L’enveloppe qui décarbone le bâtiment », cette approche repose sur trois piliers :

  • Décarboner par la matière : intégration pouvant aller jusqu’à 85 % de matières recyclées et biosourcées dans les solutions d’ITE, plaçant Myral parmi les isolants les moins carbonés du marché.
  • Décarboner par la massification : un système prêt à poser qui réduit drastiquement les temps de chantier, permettant de tenir le rythme nécessaire à la rénovation du parc existant.
  • Décarboner par l’engagement : une feuille de route « Myral 2035 » qui dépasse la seule comptabilité carbone pour viser la régénération du vivant.

Les fondamentaux climatiques et l’adaptation de l’écosystème du logement

Pour Fabrice Bonnifet, président du C3D et administrateur du Shift Project, le terme de
« crise climatique » est inadapté : nous faisons face à un changement structurel durable. Avec déjà +1,37 °C de réchauffement moyen, les vagues de chaleur deviennent fréquentes et s’intensifient, menaçant directement les infrastructures.

Dans ce contexte, la course à la climatisation constitue une mal-adaptation. Elle réchauffe les rues par rejet de chaleur et fragilise le réseau électrique : lors des canicules, les centrales peinent à se refroidir et le rendement du photovoltaïque chute, risquant de provoquer un recours aux énergies fossiles.

La véritable résilience passe par des solutions passives, comme :

  • L’effet albédo et la désimperméabilisation : végétaliser et déminéraliser les sols pour réduire les îlots de chaleur urbains.
  • L’usage avant la performance : avec un taux d’occupation moyen des bâtiments estimé à seulement 14 %, rénover un édifice vide est inutile. La sobriété commence par l’optimisation des espaces existants.
  • Gestion de la ressource eau : le traitement et la réutilisation des eaux grises deviennent indispensables pour préserver l’eau potable.

Concilier performance technique, justice sociale et impact environnemental

Cette approche globale s’incarne dans le projet « Tonnerre », porté par le bailleur social Domanys. Ce projet de rénovation d’un îlot au coeur d’un ensemble de logements sociaux conjugue écologie et équité grâce à un consortium associant Myral (ITE), la pépinière Naudet (végétalisation), l’entreprise Bonglet (conception) et Osmose (financement). Loin d’être une simple opération technique, ce chantier est coopératif : les habitants ont participé à la conception, à la fabrication et à l’entretien des espaces, transformant un îlot de chaleur en un lieu de vie partagé, agrémenté d’arbres fruitiers.

Comme l’a souligné un intervenant :

« Si on fait ce qu’on a toujours fait, on obtiendra ce qu’on a toujours obtenu. L’idée n’est pas d’optimiser le passé, mais de construire l’avenir. »

Vers une généralisation des îlots de fraîcheur

La dynamique ne s’arrête pas à ce pilote. Un appel à projets a eu lieu jusqu’au 15 juillet via le fonds de dotation Osmose pour déployer des « îlots de fraîcheur » sur tout le territoire, soutenus par une enveloppe de 50 000 €.

Le lancement de Myral ITE augmentée le confirme : la rénovation de demain ne se mesure plus uniquement en kWh économisés, mais à sa capacité à créer des environnements résilients, justes et adaptés aux réalités de 2050.

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