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Voiture électrique : le train est en marche !

06 Oct. 20

L’offre en matière de voitures électriques s’est considérablement élargie sur le marché mondial ces deux dernières années, preuve que la prise de conscience sur la nécessaire réduction des émissions de CO2 prend corps. Renault, Nissan et Tesla sont les précurseurs historiques, rejoints désormais par Peugeot avec sa « e-208 » et « e-2008 », Volkswagen avec sa gamme « ID ». Audi et ses « e-tron », Mercedes ses « EQ », Honda sa “e” et Mazda son « MX30 ». Même les marques de prestige s’y mettent comme Porsche, Lotus ou Maserati. Avec plus de 2,2 millions de véhicules vendus dans le monde en 2019, le marché de la voiture électrique se développe à vitesse exponentielle ; elle représente aujourd’hui 2,5% des ventes mondiales et se retrouve au cœur de la stratégie des constructeurs automobiles. Preuve de cet engouement dans notre pays, un quotidien, la Voix du Nord, et deux périodiques, L’Express et Challenges, ont publié ce mois de septembre un supplément sur la voiture électrique.

L’heure est aujourd’hui à la massification du marché. Au niveau du parc, la France a franchi en février 2020 le seuil de 300 000 véhicules électrifiés en circulation (VE, voiture électrique et VHR, voiture hybride rechargeable). Au niveau des ventes, l’évolution est encore plus impressionnante : de 31 000 en 2018, les immatriculations de véhicules électrifiés neufs ont atteint 43 000 en 2019. Malgré la crise, le chiffre de 2019 a été dépassé en 2020 dès le mois de Mai. L’explosion des ventes montre que la France est en bonne position pour atteindre 1 million de véhicules électrifiés en 2022, objectif inscrit dans le Contrat stratégique de la filière automobile. C’est en 2037 que le nombre de ventes de voitures électriques pourrait dépasser le nombre de ventes de voitures thermiques. Selon RTE, la consommation électrique dédiée à la voiture électrique représentera 5 à 10% de la consommation française à l’horizon 2030, moment où le parc comptera 5 millions de véhicules. La France, grâce à la Zoé de Renault et le modèle 3 de Tesla occupe la troisième place du classement européen. Selon Beev.co, la VE représente 1,9% des immatriculations en France en 2019. Mais au 1er trimestre 2020, cette part de marché a déjà été multipliée par 4, bien-sûr avant la crise sanitaire et par effet d’évitement de pénalités à venir, mais la tendance est bien à la hausse. A titre de comparaison, la VE aux USA a une part de marché moyenne comparable sur l’ensemble du pays mais des foyers de forte croissance sont déjà identifiés comme à New York ou en Californie; en revanche, en Chine, les chiffres s’envolent déjà avec une part de marché de 5% et une croissance de 75% en 1 an.
Selon une étude menée par l’ADEME, la voiture électrique émet entre 2 et 3 fois moins de CO2 qu’une voiture thermique si l’on prend en compte l’ensemble de son cycle de vie. À partir de 2021, les voitures vendues dans l’Union Européenne ne devront pas rejeter plus que en moyenne 95 g de CO2 par km contre 130 g/km aujourd’hui (cette moyenne est calculée sur l’ensemble des véhicules vendus par constructeur). Ceci pousse les constructeurs à augmenter leurs ventes sur les VE, dont les émissions sont considérées comme nulles aujourd’hui, et les VHR qui ont une moyenne d’émissions d’environ 60 g de CO2/km.
Le plan de relance de la filière automobile de 8 milliards d’euros, présenté le 26 mai par le président de la République, a été résolument orienté vers la mobilité dite décarbonée. Son objectif est d’ « inciter tous les Français, même les plus modestes, à se doter d’un véhicule propre». Bref les feux sont au vert pour assurer le développement de la voiture électrique dans notre pays.

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