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Schneider Electric : « la GTB est trop souvent le premier lot sur lequel on fait des économies »

27 Nov. 20

Schneider Electric est un groupe industriel français à dimension internationale, qui fabrique et propose des produits de gestion d’électricité, des automatismes et des solutions adaptées à ces métiers. C’est un des leaders mondiaux dans son domaine. Entretien avec Loïc Lengrand, Responsable Marketing Clientèle End Users.

Pôlénergie : Quelle est votre approche du marché ?
Loïc Lengrand : Nous privilégions la souplesse et l’adaptation au besoin du client. Par exemple, la programmation sur site est soit réalisée en propre, soit par un membre du réseau EcoXpert formé et certifié par l’entreprise afin de s’assurer de la qualité de sa prestation. Schneider Electric apporte à la fois le contexte local et la flexibilité des intégrateurs, mais offre aussi aux maîtres d’ouvrage la capacité de pérenniser l’installation dans le temps.

Pôlénergie : Comment voyez-vous l’évolution du marché ?
Loïc Lengrand : Il est clair qu’aujourd’hui il s’agit, en plus des services usuels de la GTB, d’utiliser la data, pour apporter du service aux gestionnaires de patrimoine et aux occupants. L’économie d’énergie reste une priorité, mais la capacité des outils à s’adapter aux mutations de l’utilisation des surfaces immobilières est un plus. C’est le cas de notre offre EcoStruxure Building qui permet par exemple de reconfigurer automatiquement les terminaux en fonction du dessin des cloisons.

Pôlénergie : Si l’on parlait de la technique, quelle est la philosophie de Schneider Electric à ce sujet ?
Loïc Lengrand : C’est très simple : toujours plus d’interopérabilité, plus d’ouverture et une offre segmentée pour être au plus proche des attentes des clients. Nous donnons accès en simultané, de manière native, à de nombreux protocoles. Notre système StruxureWare est en mesure de gérer une multitude de standards de communication : TCP/ IP, LonWorks, BACnet, Modbus et Ethernet, … C’est une vraie simplification pour les utilisateurs finaux. Nous voyons petit à petit évoluer le marché vers des solutions full-ip, avec des automates accessibles en local via bluetooth.

Pôlénergie : Y a-t-il des écueils à éviter ?
Loïc Lengrand : Trop souvent les faiseurs regardent le prix à l’investissement : certaines solutions sont très accessibles, mais attention aux coûts dans la durée ! Ceux-ci peuvent exploser et rapidement dépasser le coût de l’installation. Une GTB doit pouvoir vivre et s’adapter aux occupants des bâtiments. C’est d’ailleurs le sens de nos propositions de contrat de maintenance : faire du sur-mesure pour s’adapter aux besoins du client, avec la possibilité d’intégrer des évolutions du bâtiment dans celui-ci. L’autre écueil, et il est malheureusement bien trop régulier, c’est de rogner sur les prestations du lot GTB. La GTB est un des derniers systèmes à mettre en place, et c’est trop souvent le premier lot sur lequel on fait des économies.

Pôlénergie : Qu’en est-il des économies d’énergie ?
Loïc Lengrand : C’est une réponse extrêmement dure à faire… En effet, le système de GTB permet de faire des économies, mais s’il est correctement utilisé ! Pour vous donner un exemple probant : sur le site du Technopole Schneider à Grenoble en RT2012, sans changer aucun équipement mais en optimisant la gestion du bâtiment, la consommation est passée de 127kWh/m2/an à 55kWh/m2/an en 3 ans. A l’inverse, si le système reste dans un placard et que l’exploitant ne gère pas son bâtiment, il n’y aura pas ou peu d’effets ; ce sera aussi le cas si le bâtiment est déjà extrêmement bien optimisé. Disons qu’en moyenne une GTB de catégorie A au sens de la norme permet de faire environ 30% d’économies d’énergie. Mais, pour les raisons que je vous ai citées, aucun fabricant, aucun intégrateur ne pourra s’engager sur une valeur ferme ! Pour autant, nous allons de plus en plus loin dans la gestion de l’énergie, grâce à l’algorithmique. Il est dorénavant possible de choisir de baisser les stores et d’allumer la lumière en plein jour, pour gagner sur la consommation de la climatisation. Ce type de scénario était inenvisageable il y a encore quelques années.

Pôlénergie : Et le BIM ?
Loïc Lengrand : Voilà une nouveauté qui devrait changer beaucoup de choses ! Schneider s’engage résolument dans cette démarche, avec un premier démonstrateur de BIM exploitation, IntenCity – toujours à Grenoble – qui sera inauguré en 2021. A terme, la maquette numérique permettra d’éviter la double saisie et la mise-à-jour de la maquette mettra aussi à jour le GTB.

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