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Réservoir Sun se prépare à l’installation des premières installations solaires sur les lycées de la Région Hauts-de-France.

09 Mai. 22

La Région Hauts-de-France avait lancé en 2020 un appel à initiative privée dont l’objectif était de sélectionner un développeur pour investir dans des centrales solaires sur le patrimoine des lycées puis de les exploiter. Cette initiative, inscrite dans la dynamique de rev3, a pour but de multiplier par deux la part des énergies renouvelables à l’horizon 2030, conformément aux objectifs du SRADDET. Réservoir Sun a été retenu comme l’opérateur global pour solariser les lycées des Hauts-de-France.

Un an après sa sélection, Pôlénergie fait un point d’étape avec Solène Nouvellon, développeur chez Réservoir Sun et en charge du projet de solarisation des lycées de la Région Hauts de France.

PE : Bonjour Solène, pouvez-vous nous rappeler qui est Réservoir Sun ?

SN : Réservoir Sun est née de l’alliance entre deux grands groupes de l’énergie ENGIE et GreenYellow dans le but de promouvoir les installations solaires de panneaux photovoltaïques en autoconsommation ou en revente sur des surfaces inutilisées telles que les toitures. Depuis sa succursale lilloise, elle développera, financera, construira et exploitera, durant au moins 20 ans, l’ensemble des installations photovoltaïques qui seront installées sur les toitures des lycées.

PE : Qu’est ce qui a motivé le choix de la revente plutôt que l’autoconsommation ?

SN : Le cahier des charges était très clair sur l’aspect « revente », ce qui s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, l’usage des bâtiments éducatifs (fermé l’été) empêche une bonne corrélation entre la production et la consommation. Ensuite, les mécanismes de subvention de l’époque n’étaient pas à l’avantage de l’autoconsommation. Enfin, contractuellement, cela aurait généré des complexités administratives sur un projet d’une telle volumétrie, puisqu’il aurait fallu passer par une démarche de concessions de travaux.

Réservoir Sun a donc proposé une convention d’occupation temporaire sur les 76 lycées pour une durée de 20 ans. Réservoir Sun porte le financement des installations solaires auquel sont intégrés les revenus de la revente de l’électricité produite. En contrepartie, la Région perçoit une redevance annuelle pour la mise à disposition de ses toitures. C’est finalement une opération gagnant/gagnant puisque la Région remplit ses objectifs en terme de production d’énergies renouvelables sans investir et en bénéficiant de contreparties financières.

PE : Quelles sont les étapes du projet et où en êtes-vous aujourd’hui ?

SN : Réservoir Sun a été sélectionné le 22 avril 2021, date à laquelle, nous avons débuté la phase de contractualisation puis de développement, à savoir : études de faisabilité (vérification technique des structures existantes), démarches administratives pour aboutir à une date de contractualisation en décembre 2021.

Aujourd’hui, nous continuons les études d’exécution pour entamer la phase opérationnelle des travaux. Les premiers lycées témoins au nombre de 55 lycées seront équipés de panneaux photovoltaïques dès cet été. Selon la typologie des bâtiments, la durée des travaux est estimée entre 4 et 10 semaines. L’idée est bien sûr de favoriser au maximum les travaux le temps des vacances scolaires. La solarisation définitive des 76 lycées est prévue en avril 2024.

PE : On connaît les contraintes liées aux bâtiments existants, comment le choix des établissements a -t-il été opéré ?

SN : C’est la Région qui a fait un énorme travail de pré-sélection des bâtiments.

Dans notre phase d’études de faisabilité, nous avons mis à profit notre expertise pour valider cette sélection et privilégier et/ou modifier certains sites pour des contraintes techniques et de compatibilité (orientation, audit de toiture, vérification de la charpente, emplacement du raccordement électrique).

Contractuellement, nous avons encadré la problématique liée aux réfections éventuelles de toiture, le but étant de recourir le moins possible à la dépose/repose de la centrale solaire.

PE : Un an d’étude après, quels retours d’expérience et quels conseils donneriez-vous à des collectivités qui souhaiteraient se lancer dans la solarisation de leurs bâtiments ?

SN : Pour qu’un projet d’installations solaires (encore plus dans l’existant !) se déroule dans les meilleures conditions, c’est le fonctionnement en partenariat , qui fait la réussite du projet. En effet, la Région travaille en collaboration avec nous et non pas sur un mode classique maitrise d’ouvrage/entreprise, mais bien en mode projet. Les avantages sont multiples : le nombre d’interlocuteurs est réduit, la prise de décisions facilitée, les avancées rapides. Pour donner quelques exemples, la Région nous accompagne pour faciliter l’accès aux titres de propriétés, pour faciliter la remontée d’informations sur le bâti existant.
Si j’avais un dernier conseil à donner, je dirais que lorsque la collectivité est moteur dans la mise en place de panneaux photovoltaïques sur ses bâtiments et lorsque ces derniers sont bien entretenus, le projet de solarisation a toutes les chances d’aboutir.

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