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La voiture électrique et ses idées reçues

08 Nov. 21

Sous l’impulsion des pouvoirs publiques et des constructeurs automobile, le développement des véhicules électrique (véhicules 100% électriques + hybrides rechargeables) s’est accéléré de manière exponentielle ces dernières années : en 2019 le nombre d’immatriculations de véhicule en France s’élevait à 275 565 contre 687 876 en septembre 2021 soit plus du double. En 2020, les immatriculations de véhicules électriques ont représenté 11 % des ventes de véhicules légers, contre moins de 3 % en 2019. Malgré cette tendance à l’électrification et à la profusion de nouveaux modèles, les idées reçues sur le véhicule électrique persistent dans l’inconscient collectif. Tour d’horizon des principales idées reçues :

  • Le véhicule électrique ne permet pas les longs trajets : idée reçue héritée de la faible autonomie des premiers modèles de véhicules électriques. La peur de la panne sèche reste le premier frein au passage au véhicule électrique. Pourtant, l’autonomie des voitures ne cessent de croitre au fil du temps : en 2015, l’autonomie moyenne du véhicule électrique était de 211km, elle atteint désormais 338km en 2020. Les bornes rapides permettent une charge de 0 à 80% entre 15 et 30min, elles s’implantent principalement aux abords des grands axes routiers : alors que près de 80% des français roulent moins de 50km par jour, les peurs liées aux longs trajets ont de moins en moins de raisons d’être.
  • Le véhicule électrique est beaucoup trop cher : si l’on raisonne dans une logique de prix d’achat, le véhicule électrique est effectivement plus cher à critère égal que son homologue thermique. Le prix de la batterie du véhicule électrique représente à lui seul plus d’un tiers du prix total du véhicule. Ce point est cependant à nuancer par l’augmentation de la part des véhicules électriques dans le marché de l’occasion et, surtout, par l’accès aux subventions. Plusieurs dispositifs permettent de bénéficier d’aides à l’achat et sont cumulables comme le bonus écologique (financement de l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion jusqu’à 6 000€) ou la prime à la conversion (jusqu’à 5 000€ de subvention). Dans une vision de coût global, le bilan économique n’est plus le même ! D’une part, le coût de l’électricité est bien plus compétitif que les carburants thermiques : 3€ en moyenne pour 100km en électrique contre 6,5€ et 8€ pour respectivement le diesel et l’essence. D’autre part, le coût de l’entretien du véhicule est réduit : grâce à son faible nombre de pièces à entretenir, les frais d’entretien de la voiture électrique sont en moyenne deux fois moins élevés que ceux de la voiture thermique. In fine, la différence de prix à l’achat est largement compensée par l’amortissement des coûts sur toute la durée d’utilisation.
  • Le réseau électrique ne pourra absorber ces nouveaux consommateurs: avec l’électrification du parc automobile, les réseaux électriques pourront-ils s’adapter à cette nouvelle demande en énergie ? Si tout le monde se met à l’électrique, faudra-t-il ouvrir de nouvelles centrales nucléaires ? Sur la base des hypothèses hautes du nombre de VE en circulation, près de 15,6 millions de véhicules électriques circuleront en France à l’horizon 2035 selon RTE. Toujours selon RTE, la demande en consommation d’énergie liée au développement du véhicule électrique ne devrait pas excéder 48 TWh, soit 10% de la consommation française, ce qui n’affecte pas la sécurité d’approvisionnement en France. ENEDIS adopte également ce point de vue concernant les besoins de recharge longue distance et affirme dans son étude « Les besoins électriques de la mobilité longue distance sur autoroute » que les besoins de recharge sur autoroute ne représenteront qu’une très faible consommation d’électricité et que les réseaux s’adapteront à des besoins de recharge sur autoroute, sans impact notable sur les trajectoires financières. Il faut aussi intégrer la gestion intelligente des bornes de recharge et des véhicules (comme le pilotage de la recharge en heures creuses, le vehicule to grid) et les pratiques des utilisateurs : ces leviers permettent d’éviter l’augmentation significative de la production d’électricité et aideront à équilibrer les réseaux.
  • Les formations à la mobilité électrique sont coûteuses et inaccessibles : bien que le véhicule électrique réponde à de nombreux exigences écologiques et économiques, son écosystème reste assez méconnu par les collectivités territoriales. Grâce au programme ADVENIR Formations, Pôlénergie propose à cette cible des formations gratuites afin de permettre aux différents décideurs et élus des Hauts-de-France de s’approprier et d’aborder pleinement cet écosystème en essor.
  • Le véhicule électrique est plus polluant que le véhicule thermique : Si l’on ne raisonne que sur la production de la voiture, le véhicule électrique est deux fois plus polluant en termes d’équivalent CO2 que son homologue thermique. Cependant, en termes d’émissions sur toute la durée de vie du véhicule, le bilan est beaucoup plus favorable au véhicule électrique: en Europe, le véhicule électrique est en moyenne 2,5 fois moins polluant qu’un véhicule thermique ! Une bonne partie de la pollution induite par le transport est en effet le fruit de la combustion d’énergie fossile. Rouler en véhicule électrique n’émet pas de gaz à l’échappement, les émissions de CO2 à l’usage résident dans la production d’électricité, qui peuvent être plus ou moins élevées en fonction du mix énergétique du pays, mais qui demeurent très favorables en France.

La mobilité électrique est une des clés de la décarbonation de notre économie. Des préjugés freinent encore son adoption. De manière générale, c’est par l’information et la remise en question de son rapport à la mobilité que l’émergence de modèles plus vertueux pourront s’affirmer tels que le report modal, l’électrification, le transport doux ou la fin de l’autosolisme…

Ils ont bénéficié du programme ADVENIR Formations :

  • Ville d’Hirson : Même si la ville d’Hirson est déjà engagée dans la démarche de la mobilité électrique, cette formation a été un véritable plus pour notre ville grâce à la richesse du programme et à la parfaite maîtrise du sujet par le formateur. L’intervention nous a permis d’appréhender notamment des points comme l’adéquation offre/demande au sein du territoire.
  • SIDEC : Formation très pertinente et adaptée aux enjeux de demain. La pluralité des thématiques abordées donne une vision d’ensemble et permet de comprendre les tenants et les aboutissants de cet écosystème en plein essor !
  • C.C. Haute Somme : La formation présentée par Pôlénergie concernant l’écosystème VE fut très instructive. Elle nous a éclairés sur un bon nombre de points et nous permet d’aborder sereinement le virage électrique grâce à sa visée pratique.
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