Newsletters Espace adhérent
Nos actualités

< Retour

La pyrogazéification passe à l’échelle industrielle

04 Mar. 20

La pyrogazéification est un traitement thermique qui consiste à chauffer de la biomasse solide à très haute température et sous privation d’oxygène afin d’en extraire des gaz de synthèse. Il permet de produire un certain nombre de composés valorisables : méthane de synthèse (CH4), Hydrogène (H2) ainsi que d’autre qui le sont moins CO, CO2, goudrons résiduels. Tour d’horizon de quelques solutions présentes sur le marché.

Leroux et Lotz à Nantes ont déjà inauguré en 2018 une installation de 2MW thermique qui s’avère être un outil de recherche et d’expérimentation thermiques de classe mondiale pour l’optimisation de performance sur les mix de combustibles et un outil d’essais et de formation au service des exploitants. Va bientôt être ajoutée à cette unité, à titre expérimental, une unité de méthanation biologique, dans le cadre d’un partenariat technologique avec la start-up Terrawatt et le gestionnaire du réseau de transport de gaz GRT Gaz. Le passage de la technologie de pyrogazéification à l’échelle industrielle est proche avec des unités imaginées par Leroux et Lotz d’au moins 10 MW pour être compétitives.

De son côté ETIA, entreprise basée à Compiègne, met au point grâce à un programme de recherche là aussi en partenariat avec GRT Gaz un pyrogazéificateur, sur la base de son procédé Biogreen initialement prévu pour la conversion de biomasse en biochar ou bio-oil. La vision d’ETIA est qu’une unité peut être rentable dès 2MW thermiques en fonction des intrants, mais que des puissances de 15 MW thermiques sont les plus simples à rentabiliser.

Retour vers une PME nantaise : Naoden est partie a contrario sur des unités de petites dimensions, duplicables pour augmenter la production. Elle conçoit donc et commercialise des modules de faible puissance soit en cogénération soit en production de chaleur uniquement. La biomasse utilisée est le bois d’œuvre de catégorie B, et l’entreprise étudie la possibilité d’utiliser des CSR. En cogénération, la puissance électrique est de 90 kW électriques et de 160 kW thermiques en production de chaleur, la puissance est de 330 kW thermiques. Ces unités de faible puissance ont l’intérêt de ne pas nécessiter de dossier ICPE, tant qu’elles restent sous la barre d’1MW de puissance installée.

Finissons par une entreprise suédoise, AB Energy qui commercialise des unités de cogénération moyenne puissance, le standard étant de 3MW thermiques et 1 MW électrique. AB Energy rappelle un des intérêts majeurs de la technologie : la réduction des polluants. La différence avec un procédé habituelle de combustion est très nette, en utilisant des panneaux de fibres de bois à moyenne densité (MDF) comme matière première, les émissions de NOx sont diminuées de 97%.

Newsletter

Nos anciennes newsletters consultables

Pour recevoir toutes nos actualités,
abonnez-vous à notre newsletter