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Concertations préalables : retour d’expérience avec H2V

11 Fév. 20

Aux Assises Européennes de la Transition Energétique à Bordeaux l’atelier organisé par H2V et animé par Pôlénergie a rassemblé près de 50 participants. Son objet était de rendre compte de deux expériences nouvelles de concertation préalable liées à l’implantation de deux usines d’électrolyse de l’eau pour la production massive d’hydrogène décarboné, l’une à Loon-Plage axée sur l’injection dans le réseau de gaz naturel et l’autre à Port Jérôme dédiée à la fourniture d’hydrogène aux industriels. Autour de Benoît Vantourout, Directeur du développement d’H2V, Marie Pierre Bory, référente Concertation au sein de la direction Conseil et Aménagement de Systra, expert de la concertation dans les domaines de l’aménagement, de l’énergie et de l’environnement, Patrick Ciboix, Vice-Président de Caux Vallée de Seine et Yannick Vissouze, Directeur du Développement, de l’Economie et du Tourisme auprès de la Communauté Urbaine de Dunkerque ont tour à tour apporté leur vision de ce processus de concertation.

La concertation, ouverte au grand public est modérée par deux garantes nommées par la CNDP, Commission Nationale du Débat Public, autorité administrative indépendante. Cette procédure de participation et d’information intervient en amont de l’engagement des études préliminaires à l’ouverture de l’enquête publique. Elle intervient donc à un stade où l’avis du public peut infléchir tel ou tel aspect du projet soumis. Elle s’organise en une succession de plusieurs débats et ateliers organisés en mairie, universités, chambres de commerce, … mais aussi dans les galeries marchandes d’hypermarchés à la rencontre du public. A projet innovant, démarche innovante, les garantes de la concertation ont souhaité la tenue d’ateliers spécifiques sur l’hydrogène carburant et la sécurité.

Le projet, vertueux dans sa conception, puisqu’il s’agit de produire de l’hydrogène vert, n’a pas soulevé d’opposition notoire tout au long de la concertation. Sans doute parce que les usines s’implantent en zones industrielles et suscitent l’intérêt de personnels habitués aux logiques de risques industriels. Plusieurs participants ont souligné cet avantage par rapport à des projets de méthanisation, qui s’implantent en zones rurales ou péri-urbaines et ne recueillent pas toujours la même approbation. Il faut se rappeler que la concertation peut être suscitée très en amont d’un projet et peut même s’organiser même si la loi ne l’oblige pas.

Pour les collectivités, à Dunkerque comme en Vallée de Caux, le bénéfice d’une telle démarche reste d’aider un projet à s’implanter localement et à tisser une osmose avec les acteurs locaux et ce, même s’il est parfois difficile d’expliquer au grand public l’implication des politiques nationales sur la viabilité du projet. L’animation des débats, impliquant tout à la fois le personnel d’H2V mais aussi des experts externes, qu’il s’agisse des opérateurs réseaux ou de la DREAL, aide à fournir l’objectivité nécessaire qui dépassionne les argumentations.

Au final, H2V sort grandi de cette concertation. Le projet y gagne en objectivité, visibilité et insertion locale. C’est désormais un projet majeur, au même titre que les projets d’infrastructure des opérateurs énergétiques.

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