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1ére ligne de bus 100% hydrogène en France

07 Sep. 21

Comment le syndicat mixte des transports Artois-Gohelle en est venu à choisir l’hydrogène pour alimenter une ligne de réseau ?
Dès 2015, parallèlement au projet de nouveau réseau prévu pour 2019, une réflexion est menée sur les choix des motorisations de bus du réseau ! Toute notre flotte roulait en effet au Diesel et nous voulions réduire notre emprunte carbone de manière significative.

Trois choix s’offraient à nous : le gaz, les bus hybrides et le tout électrique. Ce sont les caractéristiques «physiques » de notre réseau qui nous ont poussé à choisir les moteurs hybrides (diesel + électrique). Avec le gaz et le tout électrique, nous étions confrontés à des problèmes d’autonomie insurmontables avec les 1 000 km2 du périmètre TADAO.
Décision est prise de choisir des véhicules hybrides pour tout achat ou renouvellement à venir. Cette solution répondait aussi bien à notre souci de développement environnemental, qu’à celui de pouvoir compter sur une fiabilité éprouvée.
La perspective de l’hydrogène est venue un an plus tard, en 2016. Désireux d’aller encore plus loin dans la démarche de verdissement du réseau TADAO, les élus du SMT AG ont décider de tenter ce qui ressemblait fort à l’époque à un pari sur l’avenir :
• Produire sur site, une énergie propre, à partir du principe d’électrolyse de l’eau,
• Utiliser de l’électricité garantie verte d’origine France,
• Faire circuler des véhicules qui ne rejettent que de l’eau,
• Positionner le territoire comme un démonstrateur, d’une solution H2 100% française (unité de production, exploitant, fournisseurs
de bus, de piles à combustible et d’électrolyseur)

Quels sont les premiers retours d’expérience en matière d’hydrogène sur le réseau TADAO ?

Avec bientôt 2 ans de recul, l’exploitation d’une station de production d’hydrogène et six bus H2 s’avère être un challenge plutôt réussi. La Bulle 6 se voit d’ailleurs prolongée vers Lillers depuis cette rentrée 2020.

L’autonomie des bus est une des très bonnes surprises de ce projet. La consommation est inférieure aux données constructeurs et nous permet de répondre, encore plus facilement que prévu, aux besoins journaliers de nos véhicules.
Ensuite, la station de production, qui présente des technologies éprouvées, n’a pas posé de souci majeur. Seul un dysfonctionnement a excédé nos 3 jours de réserve et a nécessité un avitaillement de secours.
En ce qui concerne les véhicules, le choix de SAFRA comme constructeur induisait d’accepter de recevoir leur six premiers bus H2 jusqu’alors jamais encore sortis d’une chaîne de fabrication. Il s’agissait donc de «pré-séries, pour reprendre le terme de l’industrie automobile; ceux-ci sont donc arrivés sur site avec leurs lots d’ajustements et de réglage à réaliser sur place. Le constructeur
albigeois a ainsi délocalisé une équipe de maintenance directement au dépôt de Houdain, pour être en mesure de parer à toutes éventualités. Les premiers mois d’exploitation, ont donc été l’occasion d’améliorer la fiabilité des bus, tant au niveau matériel que logiciel. La communication entre la pile à combustible et le véhicule a été l’un des points les plus cruciaux de cette phase.
Aujourd’hui, même si de nombreuses difficultés ont dû être surmontées, la technologie H2 semble se confirmer comme un choix d’avenir pour la mobilité urbaine.

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